Guide d’achat

Quel outil pour un conseil syndical ?

Avant de comparer des produits, il faut savoir ce qu’un conseil syndical a réellement besoin de faire. Huit besoins, trois solutions qu’on essaie toujours en premier, et les cinq points à vérifier avant de s’engager.

Huit besoins concretsComparaison par type d’outilGratuit pour commencer

Ce qu’un conseil syndical a besoin de faire

Aucun de ces huit besoins n’est théorique : ce sont ceux qui reviennent dans toutes les copropriétés, et ceux sur lesquels un mandat se joue.

  • 1

    Retrouver une décision un an après

    Qui a décidé quoi, quand, et sur quel argument. C’est la question qui revient à chaque assemblée, et celle à laquelle presque aucun conseil ne sait répondre.

  • 2

    Rattacher des photos à un désordre

    Une fissure photographiée en mars, retrouvée en octobre avec sa date. Sans ça, impossible de montrer qu’un désordre s’aggrave.

  • 3

    Rassembler les documents

    Procès-verbaux, contrats, devis, règlement : au même endroit, accessibles à tout le conseil, pas dans la boîte mail d’une seule personne.

  • 4

    Comparer et conserver les devis

    Trois devis reçus à six semaines d’écart, comparés sur le même périmètre, et retrouvables au moment du vote.

  • 5

    Consulter les copropriétaires entre deux AG

    Prendre le pouls sur un sujet sans attendre onze mois — sans que ça vaille décision d’assemblée, mais pour préparer la résolution.

  • 6

    Ne pas rater une échéance

    Fin de contrat, garantie qui expire, date limite de convocation : les dates qui coûtent cher quand elles passent inaperçues.

  • 7

    Transmettre au conseil suivant

    Un mandat dure trois ans. Ce qui n’est pas transmis est reperdu, et le conseil suivant repart d’une page blanche.

  • 8

    Rester en règle avec le RGPD

    Des coordonnées de copropriétaires, des photos de parties privatives : ce sont des données personnelles, et elles engagent le syndicat.

Les trois solutions qu’on essaie d’abord

Toutes les trois fonctionnent au début. Elles cassent chacune à un endroit différent, et c’est cet endroit qui décide s’il faut autre chose.

Une messagerie de groupe

Gratuite, immédiate, tout le monde l’a déjà. C’est la première chose qu’un conseil syndical met en place.

Casse sur la mémoire : rien ne se retrouve au-delà de quelques semaines, et le fil part avec celui qui quitte le groupe.

Un tableur partagé

Structuré, exportable, familier. Il tient très bien pour un suivi de travaux ou un contrôle de comptes.

Casse sur les pièces : ni photos, ni devis, ni échanges. Et une seule personne le tient réellement à jour.

L’extranet du syndic

Obligatoire, alimenté par le syndic, c’est là que vivent les documents officiels de la copropriété.

Casse sur le travail du conseil : il archive ce que le syndic y dépose, il n’enregistre pas ce que le conseil constate.

Comparaison des types d’outils face aux huit besoins d’un conseil syndical
BesoinMessagerieTableurExtranet syndicCoproHarmony
Retrouver une décision un an aprèsNon couvertPartiellement couvertPartiellement couvertCouvert
Rattacher des photos à un désordrePartiellement couvertNon couvertNon couvertCouvert
Rassembler les documentsNon couvertNon couvertCouvertCouvert
Comparer et conserver les devisNon couvertPartiellement couvertPartiellement couvertCouvert
Consulter les copropriétaires entre deux AGPartiellement couvertNon couvertNon couvertCouvert
Ne pas rater une échéanceNon couvertNon couvertPartiellement couvertCouvert
Transmettre au conseil suivantNon couvertPartiellement couvertCouvertCouvert
Rester en règle avec le RGPDNon couvertPartiellement couvertCouvertCouvert

Cette comparaison porte sur des catégories d’outils, pas sur des produits nommés : une messagerie de groupe, un tableur partagé, l’espace en ligne fourni par un syndic. L’extranet du syndic remplit très bien ce pour quoi il est fait — conserver les documents officiels et les archives — mais il n’est pas conçu pour enregistrer le travail quotidien du conseil syndical, ce qui est un choix de périmètre et non un défaut.

Les cinq points à vérifier avant de s’engager

Ils ne se voient pas sur une page de présentation, et ce sont pourtant eux qui décident si l’outil sera encore utilisé dans deux ans.

Où sont hébergées les données

Vous manipulez des données personnelles de copropriétaires. Vérifiez l’hébergement, la durée de conservation et la possibilité de faire supprimer un compte.

Ce qui se passe au changement de conseil

L’historique doit survivre au départ du président. Un outil attaché à un compte personnel n’est pas une mémoire de copropriété.

La sortie est-elle possible

Exports PDF et CSV des données. Un outil dont on ne peut rien sortir vous enferme, quelle que soit sa qualité.

Le coût réel, pas le prix affiché

Nombre d’utilisateurs inclus, stockage, options facturées à part : rapportez le total à l’année et au nombre de lots.

Qui paie

Un abonnement au service du conseil syndical est une dépense de la copropriété : elle peut être portée au budget et prise en charge par le syndicat, pas par un copropriétaire à titre personnel.

Questions fréquentes

Oui, plusieurs outils proposent une offre gratuite, dont CoproHarmony. Regardez surtout ce que la gratuité limite : nombre d’utilisateurs, volume de stockage, accès aux exports. Ce sont ces plafonds, plus que le prix, qui décident si l’outil tiendra sur un mandat entier.

Essayez avant de comparer sur le papier

La seule façon de savoir si un outil convient à votre conseil syndical, c’est d’y enregistrer le prochain incident et de voir ce qu’il en reste dans six mois. C’est gratuit pour commencer, et rien ne vous engage.

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